Cicéron et la pensée romaine
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Cicéron - II - Fragments
  • Alcyones:Dans sa jeunesse, Cicéron a écrit un petit poème, selon toute probabilité une sorte d'épyllion, imitation d'une oeuvre alexandrine. Il y racontait l'histoire de Céyx et de son épouse Alcyone, tous deux transformés en alcyons à la suite d'un naufrage. Le choix de ce sujet confirme le goût du jeune Cicéron pour les récits merveilleux et les décors marins, attestés aussi dans le Pontius Glaucus. Ce petit poème est mentionné par IUL. CAP. Gord. 3, 2; un fragment en hexamètres en est cité par NON. 65, 8 M. (=90 L.). Bibliographie: Jean Soubiran, Aratea: Fragments poétiques, Paris 1972, 8. [CorSen] (trad. Thierry Grandjean)
  • Cato:Completato verosimilmente nel luglio del 46 a.C. (Epist. Att. XII, 5,2), poco dopo la morte ad Utica di Catone Minore, questo scritto ha sempre posto molteplici problemi, a partire dal genere e dalla forma: Büchner (R.E. vii a, 1272) lo definì «ein Protest gegen die Politik Caesars», mentre molti, seguendo Tacito (Ann. IV, 34, 4: [sott. Cicero] Catonem caelo aequavit) e le riflessioni di Cicerone stesso sulla laudatio, ne hanno maggiormente sottolineato il carattere di encomio realizzato secondo i precetti della retorica greca (Kumaniecki e Kierdorf, per esempio); Jones (Cicero's 'Cato', RhM 113, 1970, pp. 188-196) invece, lo ha voluto far rientrare ' sulla scorta degli scholia a Giovenale 6, 338 e avendone anche individuato possibili nuovi frammenti ' nel genere biografico, ma realizzato sotto forma di dialogo, sul modello dei Dialogi di Sulpicio Severo o della Vita di Euripide di Satiro. I tre frammenti principali (e sicuri) sono conservati da Aulo Gellio (Noctes Atticae XIII, 20, 14), Macrobio (Sat. VI, 2, 33) e Prisciano (Inst. Gram., GLK II, 510, 19). [S. Mollea]
  • Chorographia:
  • Commentarii causarum:
  • Consolatio:A metà febbraio del 45 a.C. Tullia, l'amata figlia di Cicerone, morì per le complicazioni successive ad un parto. Verosimilmente entro la fine del mese successivo (per approfondimenti relativi alla datazione si rinvia alle Ephemerides Tullianae), il padre compose una consolatio per lenire il proprio dolore. Di questa abbiamo soltanto dei frammenti, ma dovette essere un capolavoro del genere e un modello imprescindibile per le future consolationes latine, se teniamo conto che Plinio il Vecchio (N.H. praef. 22) la paragona per importanza al '''' ''''''' di Crantore, l'indiscusso modello per le consolationes greche oltre che per quella ciceroniana. Aldo Setaioli (La vicenda dell'anima nella Consolatio di Cicerone, «Paideia», LIV, 1999, 145 ' 174) ne sottolinea il carattere retorico prima ancora che filosofico e dichiara che «La Consolatio è l'unica opera in cui Cicerone afferma con decisione e senza riserve la tesi dell'immortalità [scil. dell'anima]». I frammenti sono raccolti da C. Vitelli, M. Tulli Ciceronis Consolationis Fragmenta, Milano-Roma 1979. [S. Mollea]
  • Contra Metelli Nepotis contionem:Au début du mois de janvier 62, Cicéron parla au Sénat, à la suite d'une harangue faite le 3 du même mois par Q. Cecilius Metellus Nepos (RE n° 86; MRR 2, 539), le tribun de la plèbe de cette même année qui avait empêché Cicéron de prononcer le discours que les magistrats avaient l'habitude de faire lorsqu'ils terminaient leur mandat. C'est pourquoi Cicéron avait déjà attaqué Métellus le premier janvier dans un discours qui ne fut jamais publié (voir Cum Metello Nepote disputatio). En plus d'avoir attaqué Cicéron, dans la contio du 3 janvier Metellus avait aussi pour but de provoquer l'agitation afin de faire rappeler Pompée de son commandement militaire en Orient, de façon à pouvoir prendre le contrôle des troupes déployées contre Catilina. Le 7 ou le 8 janvier Cicéron répondit aux attaques de Métellus par un discours au Sénat et peu après on mit le veto à la proposition de rappeler Pompée; cela entraîna des actes de violence, et Nepos, relevé de ses fonctions par le Sénat, quitta Rome pour rejoindre Pompée. Pour de plus amples informations, on renvoie à Crawford 1994. Bibliographie: Crawford 1994 = J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 219-231. [CorSen] (trad. Thierry Grandjean)
  • Cum Clodio altercatio:
  • De consiliis suis:Asconio, Carisio, Agostino e Boezio ci hanno conservato dei frammenti dell'unica opera storica che Cicerone scrisse in latino, il de consiliis suis. Anche Cassio Dione (XXXIX 10,2) si riferisce a questo scritto allorché parla di un perì ton heautoù bouleumaton composto contro Cesare e Crasso, che doveva contenere accuse così forti (tra cui quella di essere consapevoli del progetto di congiura da parte di Catilina) da spingere l'Arpinate ' sempre secondo Dione ' a volerne la pubblicazione solo dopo la propria morte. Se e quando l'opera sia poi stata pubblicata è oggetto di dibattito tra i critici. [S. Mollea]
  • De consulatu carmen:Nel 60 a.C. Cicerone, deluso perché nessun poeta aveva celebrato il suo consolato, decise di provvedere da sé con un'opera esametrica in tre libri, derisa già dai contemporanei. Tra i frammenti che ci sono pervenuti di questo poema, oltre al più lungo conservatoci da Cicerone stesso (De divinatione, I, 17-22) in cui compare Urania a ricordare i presagi che avevano annunciato la congiura di Catilina, si possono ricordare i celeberrimi e autoreferenziali esametri Cedant arma togae, concedat laurea laudi (citato da Cicerone stesso in De officiis, I, 77) e O fortunatam natam me consule Romam! (si legge in Sallustio, In M. Tullium Ciceronem 5, in Giovenale, 10, 122 e in Quintiliano XI, 1, 24). [S. Mollea]
  • De consulatu commentarius Graecus - Perì tês hypateías:Nella sua raccolta di frammenti ciceroniani (M. Tulli Ciceronis Fragmenta, A. Mondadori, [Milano] 1984), Giovanna Garbarino individua nella Vita di Crasso plutarchea (13, 4) l'unico frammento di un'opera storica che Cicerone avrebbe composto in greco, il perì thes hypateias, ovvero un commentario sul proprio consolato. Il medesimo frammento è attribuito al poema de consulatu suo da A. Traglia, ad un'oratio Tulliana de consulatu suo da G. Puccioni. Peraltro dell'esistenza di un'opera storica sul proprio consolato siamo informati da Cicerone stesso in alcune epistole ad Attico scritte nel 60 a.C. [S. Mollea]
  • De gloria:Quelques témoignages de Cicéron lui-même informent de l'existence d'une oeuvre philosophique en deux livres écrite en 44, intitulée De gloria. Les quelques courts fragments conservés ne permettent pas d'établir avec plus de précision le contenu de l'oeuvre. Bibliographie: G. Garbarino, M. Tulli Ciceronis Fragmenta, A. Mondadori, [Milan] 1984, 9-13. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • De iure civili in artem redigendo:Aulo Gellio (I, 22, 7) e Carisio (175, 18 B) lodano uno scritto ciceroniano di cui abbiamo solo 2 frammenti e il cui titolo completo tramandatoci da Gellio dovrebbe essere De iure civili in artem redigendo. Anche Quintiliano (XII,3,10) sembra conoscere quest'opera, dal momento che afferma che Cicerone componere aliqua de eo (scil. de iure) coeperat, la quale espressione ' secondo alcuni ' sembra indicare che il trattato non sia stato portato a termine dall'autore. Per quanto concerne la datazione, è probabile che il De iure civili risalga al 55 a.C., e che sia posteriore alla composizione del De oratore. Per approfondimenti sui problemi di datazione, si rinvia alle Ephemerides Tullianae. [S. Mollea]
  • De proscriptorum filiis:En 63, Cicéron fit un discours concernant le droit d'exercer des charges politiques pour les fils de ceux qui avaient été inclus dans les listes de proscriptions de Sylla. Velleius Paterculus (2, 43, 4) attribue à César l'initiative de rétablir le ius dignitatis pour les fils des proscrits; mais le rétablissement n'intervint qu'en 49 avec la lex Antonia de proscriptorum liberis. Crawford 1994 pense que l'intérêt de César pour ce problème est dû à son désir de paraître popularis. Cicéron ne partageait pas la position de César, comme on peut le voir à partir des fragments qui ont été conservés, où il s'agit d'une question présentée comme une cause à laquelle il aurait pu adhérer, mais qu'il ne pouvait pas soutenir. Son intervention contribua probablement à faire échouer la proposition de loi; le discours prononcé à cette occasion fut un de ceux qui furent réunis par Atticus dans le corpus consulaire. Bibliographie: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 205-211. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • De rege Alexandrino:Les chercheurs débattent de la datation de quelques fragments remontant à un discours de Cicéron, qui, selon certains, aurait été prononcé en 65 et, selon d'autres, en 56. Crawford 1994 soutient que les seconds ont tort, parce que les deux discours de 56 sur le problème de la succession au trône d'Egypte (voir De rege Ptolemaeo Aulete) n'ont pas été publiés. En outre, il ressort des fragments des allusions claires à la situation de 65 : à Rome avait été rouvert le débat sur une question qui remontait à environ 20 ans plus tôt. Le roi d'Egypte Ptolémée Alexandre I, entre 87 et 86, avait légué le royaume d'Egypte à la République, mais le Sénat n'avait jamais ratifié formellement son acceptation; le problème était resté en suspens tant qu'il ne fut pas de nouveau signalé à l'attention du Sénat par M. Crassus (RE n° 68; MRR 2, 580; MRR Suppl. 34), qui cherchait alors à capter l'héritage du royaume d'Egypte. Cicéron, comme Pompée, était opposé à l'annexion de l'Egypte et prononça au Sénat un discours en exposant sa conviction; les sénateurs approuvèrent sa position et refusèrent de confier à quelqu'un la charge d'accomplir une telle mesure. Bibliographie: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 43-57. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • De rege Antiocho:
  • De Roscio Othone - Cum contionem avocavit:En 63, au cours d'une contio, Cicéron prononça un discours (inclus par la suite dans le corpus des discours consulaires) concernant un épisode singulier. Quatre ans plus tôt, le tribun de la plèbe de l'époque, L. Roscius Othon (RE n° 34; MRR 2, 612), avait fait passer une loi qui réservait aux equites des places particulières lors des spectacles, en rétablissant une mesure prise à l'origine par C. Gracchus. Mais son action n'avait pas plu à tous et sous le consulat de Cicéron, au cours d'un spectacle, la foule avait sifflé Roscius. Alors Cicéron s'adressa au peuple en l'exhortant à abandonner un tel comportement; son discours, dont subsiste un seul fragment, dut être très convaincant, parce que par la suite Roscius ne fut plus sifflé mais applaudi. Crawford 1994 souligne que les raisons pour lesquelles Cicéron prit la défense de Roscius s'expliquent par sa volonté de soutenir l'ordre équestre, dont lui-même était fier d'être issu, et peut-être aussi de favoriser la concordia ordinum toujours espérée. Bibliographie: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 213-218. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • De virtutibus:On a conservé chez Charisius un unique fragment très bref d'une oeuvre ou peut-être un commentaire sur la vertu, en quatre livres, dont l'existence est confirmée par un passage de saint Jérôme (In Zach. I 1, 18-21). Bibliographie: G. Garbarino, M. Tulli Ciceronis Fragmenta, A. Mondadori, [Milan] 1984, 13-15. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • Epigrammata:
  • Epistularum fragmenta:
  • Facete dicta:Questo titolo fa riferimento a battute di spirito, facezie, motti arguti, che Cicerone aveva inseriti nelle sue orazioni o nelle lettere o aveva pronunciati in altre occasioni, e che furono poi raccolti e pubblicati. Sappiamo che già Giulio Cesare raccoglieva e selezionava detti e motti di Cicerone (fam. IX, 16, 4) e che l'amico Trebonio gli inviò un liber di tali detti, molto apprezzato dall'oratore (fam. XV, 21, 2). Quintiliano leggeva un'edizione di ioci ciceroniani in tre libri, che attribuiva al liberto Tirone, esprimendo però il dubbio che l'autore fosse stato un altro (VI, 3, 5). L'attribuzione a Tirone si trova anche negli Scholia Bobiensia e in Macrobio, secondo il quale, tuttavia, vi era chi riteneva che la raccolta fosse stata curata da Cicerone stesso (Sat. II, 1, 12). [S. Mollea]
  • Fragmenta librorum incertorum - Ex scriptis incertis:
  • Hortensius:CQuesto dialogo, che faceva parte degli Academici libri, prende il nome dall'oratore Quinto Ortensio Ortalo. Oltre a questi, gli altri interlocutori sono Catulo, Lucullo e Cicerone stesso, vale a dire tutti consulares, a dimostrare la finalità piuttosto politica che filosofica dello scritto (così almeno secondo Alberto Grilli in Marco Tullio Cicerone, Ortensio. Testo critico, introduzione, versione e commento a cura di Alberto Grilli, Bologna 2010). L'incontro è collocato dopo il 63 (consolato di Cicerone e congiura di Catilina) e prima del 60 (primo triumvirato): in questo momento difficile per la res publica, Cicerone individuò la via di salvezza nella filosofia politica platonica. Per quanto riguarda la data di composizione del dialogo, Schanz-Hosius (Geschichte der Röm. Litt., 1927, I, 523-524) propongono il periodo tra la fine di marzo e la metà di maggio del 45, mentre Philippson (R. E. VII A3, s.v. Tullius, coll. 1123-1126) – seguito da Grilli – lo situa tra ottobre 46 e marzo 45. Nell'edizione di Grilli, i frammenti individuati sono 129. [S. Mollea]
  • In Clodium et Curionem:En décembre 62, Clodius Pulcher (RE n° 48; MRR 2, 548; MRR Suppl. 16) avait participé à la fête de la Bonne Déesse, déguisé en femme parce que les hommes étaient exclus de la célébration des rites de cette divinité. Jugé, il était parvenu à se faire acquitter, probablement en corrompant les juges. A propos de cet énième délit de Clodius, Cicéron avait pris la parole au Sénat, en dénonçant les juges et Clodius en personne. L'orateur avait décidé de ne pas publier même en partie le discours, mais en 58 (tandis qu'il se trouvait en exil) circulait un compte rendu non autorisé des observations faites par Cicéron au Sénat à cette occasion, en lui causant beaucoup de soucis parce que, semble-t-il, il contenait des allusions peu flatteuses aussi à des personnages qui se dépensaient sans compter pour son retour d'exil. Probablement l' In Clodium et Curionem en circulation contenait une partie du discours prononcé au Sénat en mai 61 et une partie de l'altercation (voir Cum Clodio altercatio) avec Clodius. Bibliographie: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 233-269. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • In Servilium Isauricum:Le 9 avril 43, Cicéron prononça au Sénat un discours, dont on a conservé un unique fragment. A cette période, la situation d'Antoine empirait rapidement: outre l'opposition d'Octavien et de ses troupes, il avait dû affronter également l'armée des consuls A. Hirtius (RE n° 2; MRR 2, 572) et C. Vibius Pansa (RE n° 16; MRR 2, 634). De plus, Cicéron faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le faire déclarer ennemi public. Le 7 avril à Rome on annonça que L. Munatius Plancus (RE n° 30; MRR 2, 593; MRR Suppl. 42), proconsul en Gaule Transalpine, avait décidé de soutenir la République contre Antoine. Heureux, Cicéron avait proposé que des honneurs lui fussent rendus, mais un des tribuns mit son veto, à la demande de Servilius Isauricus (RE n° 67; MRR 2, 619). En réponse, Cicéron prononça un discours dans lequel il attaqua Servilius si durement qu'il espérait qu'à l'avenir il aurait appris à rester à sa place (cf. Ad Brut. 2, 2, 3). Bibliographie: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 305-309. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • In toga candida:En 64, quelques jours avant les élections consulaires, Cicéron prononça un discours, dont 27 fragments nous ont été transmis avec le titre complet In senatu in toga candida contra C. Antonium et L. Catilinam competitores. Ce qui en fut à l'origine, c'est le veto mis par le tribun de la plèbe alors en exercice Q. Mucius Orestinus (RE n° 12; MRR 2, 593) à une loi qui aurait augmenté la sévérité des punitions pour des accusations de ambitu. Une telle loi avait été voulue par le Sénat et aurait frappé surtout les deux rivaux de Cicéron pour le consulat, C. Antonius (RE n° 19; MRR 2, 531) et L. Sergius Catilina (RE n° 23; MRR 2, 617; MRR Suppl. 57). Lors d'une assemblée, en plus de mettre le veto à la loi contre la corruption, Orestinus avait déclaré que Cicéron ne serait pas digne d'occuper la charge de consul; l'orateur fut donc appelé le lendemain pour exposer au Sénat son opinion sur la question. Le discours est principalement une invective et, du moins pour autant qu'on puisse en juger d'après les fragments que nous possédons, était dirigé essentiellement contre Catilina. Bibliographie: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 163-203. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • Interrogatio de Milonis aere alieno:En 53, T. Annius Milon (RE n° 67; MRR 2, 530), ami et partisan de Cicéron, était un des candidats au consulat. Clodius Pulcher (RE n° 48; MRR 2, 548; MRR Suppl. 16), en compétition pour obtenir la préture, avait, pour le discréditer, tenu un discours au Sénat en soutenant que Milon était couvert de dettes et insolvable, et qu'il avait menti sur leur montant. Cicéron répondit par un discours au Sénat, où il dépeint Clodius comme un manipulateur sans principes et sans vergogne, en mettant l'accent sur sa faiblesse politique du moment. Malheureusement, on n'a pas conservé les fragments de la partie qui concernait Milon. Cicéron défendit Milon tout en sachant que, en soutenant sa candidature, il irait contre les désirs de Pompée. Crawford 1994 fait remarquer à quel point il est probable que les raisons de l'orateur étaient en partie sa gratitude pour le zèle de Milon à obtenir son rappel de l'exil et en partie la conviction que Clodius aurait été moins dangereux soit pour lui-même soit pour l'Etat, s'il y avait eu Milon comme consul. Finalement, Milon ne fut pas élu; les élections furent reportées plusieurs fois, jusqu'aux désordres de janvier 52, où Clodius fut tué. Pompée réussit à se faire nommer consul sine collega, accusa Milon de l'homicide de Clodius et l'envoya en exil. Bibliographie: Crawford 1994 = J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 281-304. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • Limon:Une citation de Suétone (Vit. Ter. 7) nous révèle l'existence d'une oeuvre de Cicéron intitulée Limon. Le titre, qui se réfère à un terme grec signifiant 'prairie', avait déjà été utilisé aussi par d'autres auteurs anciens. Comme le fragment conservé contient un jugement sur l'oeuvre de Térence, on a pensé que l'oeuvre contenait des jugements en vers sur les auteurs latins. Bibliographie: Jean Soubiran, Aratea: Fragments poétiques, Paris 1972, 21-27. [CorSen] (trad. Th. Grandjean)
  • Marius:Nella sua edizione degli Aratea e delle opere poetiche frammentarie di Cicerone (Aratea: Fragments poétiques, Paris 1972), Jean Soubiran ha raccolto 5 frammenti di quest'opera esametrica dell'Arpinate (4 dei quali sono brevissimi). Sul Marius (il titolo si ricava da Leg. I, 1, 1, Div. I, 106 e Att. XII, 49, 1) effettivamente si sa ben poco e molti dati sono discussi, a partire dalla datazione: secondo alcuni, infatti, si tratterebbe di un'opera giovanile composta tra l'87 e l'83 a.C. quando Mario era ancora in vita o appena morto; secondo altri, invece, l'opera andrebbe datata agli anni 50. Se si accetta la datazione proposta da Soubiran (57-54 a.C.), si può pensare con il filologo francese che non si estendesse per più di un libro; sembrerebbe infatti da escludere che Cicerone in quegli anni avesse intenzione di narrare tutta la vita del suo concittadino, sebbene fosse ricca di peripezie, ma che intendesse concentrarsi soprattutto sull'esilio di Mario, un tema che certo doveva stargli a cuore in quel periodo. [S. Mollea]
  • Oeconomicus:[En attente de traduction en français] Cicerone stesso ci informa di aver scritto in gioventù, intorno all'85, un'opera intitolata Oeconomicus; si trattava di una traduzione dell'omonimo scritto di Senofonte. Le testimonianze non sono però concordi riguardo al titolo e al numero dei libri che costituivano l'opera. Garbarino 1984 ritiene probabile che siano esistite due edizioni diverse, una in un solo libro e una in tre. La stessa studiosa non ritiene verosimile né che Cicerone, quando scriveva di aver tradotto dal greco al latino il libro di Senofonte qui Oeconomicus inscribitur (Off.2, 87), avesse tra le mani l'opera di Senofonte già divisa in tre libri, né che l'abbia divisa in tal modo egli stesso; dunque la suddivisione in libri dev'essere successiva a Cicerone. Columella, nei libri XI e XII del De re rustica, loda la traduzione di Cicerone e cita dei brani dell'opera di Senofonte a volte letteralmente, e a volte rielaborando i concetti. Garbarino 1984 ritiene che Columella si sia sicuramente servito dell'opera di Cicerone, ma che non sia possibile attribuire di volta in volta all'uno o all'altro autore latino le modifiche apportate all'originale greco. Bibliografia: G. Garbarino, M. Tulli Ciceronis Fragmenta, Torino 1984, 15-17 [CorSen]
  • Philippica XVI-XVII et incerta:
  • Pro Cornelio I-II:[En attente de traduction en français] Nel 66 C. Cornelio (RE n° 18; MRR 2, 550), tribuno della plebe l'anno precedente, fu accusato di aver compiuto azioni illegali durante il suo mandato sulla base della lex Cornelia de maiestate. Nello specifico il motivo dell'accusa era l'aver letto pubblicamente, dopo che tale azione era stata vietata, la sua proposta di legge sui privilegia. Il processo fu però interrotto da bande armate, mandate probabilmente dal tribuno della plebe di quell'anno, C. Manilio Crispo (RE n° 10; MRR 2, 585). Quando il processo riprese, il giorno dopo, gli accusatori non si presentarono e le accuse vennero lasciate cadere. L'anno successivo, però, Manilio fu condannato per i crimini commessi durante il suo tribunato e il caso di Cornelio venne riaperto; Cicerone accettò di difendere Cornelio, sia per i suoi rapporti di amicizia con Pompeo, sia perché l'oratore simpatizzava con le posizioni popolari rappresentate da Cornelio e dalla sua riforma legislativa. Il processo durò quattro giorni, nei quali Cicerone pronunciò due discorsi di cui si sono conservati circa 80 frammenti e con cui riuscì a far ottenere al cliente l'assoluzione. Bibliografia: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 67-148. [CorSen]
  • Pro Gabinio:An 54
  • Pro Gallio:[En attente de traduction en français] Q. Gallio (RE n° 6; MRR 2, 570), edile plebeo nel 67, fu processato per accuse de ambitu. Durante lo svolgimento della magistratura, Gallio non aveva dato alcuno spettacolo di fiere; l'anno successivo, per rimediarvi, ne offrì uno gladiatorio, durante la sua campagna per ottenere la pretura. Così facendo violò il protocollo che i candidati dovevano seguire, anche se presentò i giochi come un munus per il padre. Data la discordanza delle fonti, gli studiosi non sono concordi nel definire la data del processo, che secondo alcuni va fatto risalire al 66 e secondo altri al 64. Crawford 1994, a cui si rimanda per una trattazione approfondita della questione, ritiene probabile che il processo si sia svolto nel 64 e che Gallio sia stato condannato. Nonostante ciò, poiché è stato conservato da vari autori un certo numero di frammenti, anche abbastanza lunghi, della Pro Gallio, l'orazione deve essere stata molto nota nell'antichità. Bibliografia: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 149-162. [CorSen]
  • Pro Milone (excepta oratio):
  • Pro negotiatoribus Achaeis:
  • Pro Oppio I-II:[En attente de traduction en français] Nel 69 Cicerone difese Oppio (RE n°17; MRR 2, 597), questore nel 74 e proquestore in Bitinia sotto M. Aurelio Cotta. Le accuse, riguardo al comportamento tenuto da Oppio nell'anno della proquestura, erano state avanzate dallo stesso Cotta, dopo aver sollevato Oppio dall'incarico e averlo rinviato a Roma. I capi d'accusa non sono chiari: la fonte principale, Quintiliano (5, 13, 17), riferisce che si trattava di appropriazione indebita delle riserve alimentari delle truppe e di tentativi di corruzione dell'esercito, mentre secondo Dione (36, 40, 3-4) si trattava di corruzione e di sospetti di un complotto contro Cotta. In ogni caso, Crawford 1994 fa notare come, difendendo Oppio che era un esponente del ceto equestre, Cicerone ebbe modo di confermare la sua simpatia nei confronti di tale ordine. L'esito del processo è sconosciuto, anche se il fatto che dopo il processo non ci siano più notizie di Oppio induce a pensare che egli sia stato giudicato colpevole. Bibliografia: Crawford 1994 = J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 23-32. [CorSen]
  • Pro Tullio II:
  • Pro Vareno:[En attente de traduction en français] L. Vareno (RE n° 3) fu accusato, in base alla lex Cornelia de sicariis, per l'omicidio di due parenti e per il tentato omicidio di un terzo. Gli studiosi sono in disaccordo sull'anno in cui fu tenuto il processo: sono state proposte date che oscillano dall'80 al 71. Dai frammenti che si sono conservati si può dedurre qualcosa della strategia difensiva di Cicerone: l'oratore aveva cercato di deviare le accuse verso gli schiavi di C. Ancario Rufo, uno dei rappresentanti dell'accusa, e aveva sostenuto che Vareno non avrebbe ottenuto nessun guadagno dalla morte dei parenti, implicando che qualcun altro invece avrebbe potuto trarne vantaggio. Nonostante la difesa di Cicerone, poiché tutte le prove conducevano all'accusato, Vareno venne giudicato colpevole. Bibliografia: J. W. Crawford, M. Tullius Cicero: The fragmentary speeches, Atlanta 1994, 7-22. [CorSen]
  • Pro Vatinio:Dopo aver attaccato Vatinio nell'ambito della difesa di Sestio nel 56 a.C. (in Vatinium), Cicerone è costretto ' data la forte pressione esercitata su di lui da Cesare e da Pompeo ' ad accollarsene la difesa nell'estate del 54. Durante la sua campagna elettorale per ottenere la pretura, Vatinio aveva offerto dei giochi gladiatori, violando così la ciceroniana lex Tullia de ambitu (63 a.C.), che impediva ai candidati di presentare tali tipologie di giochi nei due anni precedenti la loro possibile elezione. Vatinio ottenne effettivamente la pretura per il 55, ma, avendo assunto immediatamente il potere, ottenne anche l'immunità e, perciò, poté essere perseguito solo una volta terminato il suo incarico, cioè nel 54. Secondo lo scoliasta di Bobbio, l'accusa fece appello in realtà ad una violazione della lex Licinia de sodaliciis (55 a.C.), ancora più specifica rispetto alla Tullia de ambitu. In ogni caso, Cicerone riuscì a trionfare sull'accusatore C. Licinio Calvo. [S. Mollea]
  • Protagoras:On sait bien peu de choses sur l'oeuvre intitulée Protagoras, traduction du dialogue platonicien du même nom. Cicéron lui-même ne la mentionne jamais et on n'en connaît pas la date de composition. Garbarino 1984 fait remarquer que l'on ne peut guère admettre l'opinion de certains chercheurs, pour lesquels il s'agirait, comme pour l'Oeconomicus, d'un exercice de traduction de jeunesse; en effet dans le premier livre du De finibus bonorum et malorum (1, 7), écrit en 45, Cicéron affirme n'avoir encore traduit en latin ni Aristote ni Platon. Bibliographie: Garbarino 1984 = G. Garbarino, M. Tulli Ciceronis Fragmenta, A. Mondadori, [Milan] 1984, 17-19. [CorSen] (trad. Thierry Grandjean)
  • Thalia maesta vel Thaumastà:[En attente de traduction en français] Un solo passo di Servio (ad Buc. 1, 57) tramanda l'esistenza di un'opera poetica di cui è dubbio anche il titolo, dato lo stato di corruzione del testo. Gli studiosi, anche se non unanimemente, ritengono che si trattasse di un'opera basata su una rara leggenda, che narrava della ninfa Talia, sedotta da Zeus e perseguitata dalla collera di Era. Per approfondimenti si rimanda a Soubiran 1972. Bibliografia: Soubiran 1972 = Jean Soubiran, Aratea: Fragments poétiques, Paris 1972, 17-21. [CorSen]
  • Timaeus:La versione latina pervenutaci del Timeo (52 sezioni che occupano complessivamente 16 pagine in un'edizione Teubner) è lunga circa un quinto dell'originale platonico, avendo inizio a pag. 27d dell'edizione dello Stephanus e fine a pag. 47b (nella versione greca l'inizio è a pag. 17a, la fine a 92c); presenta, inoltre, due lacune nel mezzo. Pertanto, quella che abbiamo è solo la prima parte del lungo discorso di Timeo, mentre della parte mancante Prisciano (GL III, 463 K) ha conservato solo la parola defenstrix. Dalla prefazione apprendiamo che Cicerone, nell'adattare al pubblico romano il dialogo greco, ha sostituito i personaggi Socrate, Timeo, Ermocrate e Crizia con il pitagorico Nigidio Figulo, il peripatetico Cratippo di Mitilene e se stesso. La data drammatica è il 51 a.C. e la scena è ambientata a Efeso. [S. Mollea]